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Communiqué de la CHAMBRE NATIONALE DES OSTÉOPATHES

le 26.11.2006

Le ministère de la Santé tient son calendrier

Décrets d'application de la loi 2002-303 (article 75) concernant l'ostéopathie

Le ministère de la Santé convie à de nouvelles réunions de travail les organisations d'ostéopathes concernées par l'avenir de la profession et du titre d'ostéopathe. Le premier projet de décret a déclenché une polémique que la présentation des autres décrets, complémentaires et portant sur les études et l'habilitation, devrait rendre sans objet. La crainte que les décrets anéantissent la profession d'ostéopathe est en effet à la fois infondée et dépassée, car la profession d'ostéopathe est déjà juridiquement créée, identifiée, spécifique, indépendante et responsable.

Elle existe officiellement au travers de sa Caisse sociale autonome (la CARPPO) qui gère les aspects retraite et prévoyance de la PROFESSION OSTEOPATHE telle que définie et encadrée par les décrets d'application. C'est à nous professionnels réunis dans une entité indépendante et performante, entourée de conseils avisés et spécialisés, de poursuivre la construction de cette PROFESSION OSTEOPATHE et ceci, quelles que soient nos origines : formation initiale complète et qualifiante (selon normes européennes), origine kinésithérapeute, médecin, mais aussi sage-femme, infirmier etc. La profession d'ostéopathe existe par la volonté des pionniers de l'ostéopathie qui, en créant une CHAMBRE à l'instar des grandes professions indépendantes, en toute liberté, sans sectarisme ni compromissions, avec constance et tenacité, oeuvrent depuis la loi 2002-303 pour que soient réunies les conditions d'existence et de perennité de notre profession.

La PROFESSION EXISTE, elle a sa Chambre et sa Caisse sociale, les décrets vont l'encadrer. Les ostéopathes doivent se détacher des groupes d'intérêts pour que leur profession soit désormais gérée par les ostéopathes praticiens eux-mêmes, en toute transparence et dans l'intérêt général des praticiens et des patients sur les seules bases suivantes:
- qualité de la formation
- qualité de l'exercice
- responsabilité médicale du praticien qui doit être couvert en conséquence par une RCP médicale spécifique

Les prochaines réunions ministérielles et la parution des décrets d'application vont permettre de mettre un point final à 30 ans d'un combat au seul service de la santé publique.
La Chambre fera un compte-rendu circonstancié et juridique de ces réunions sur son site cnosteo.com dès le 3 décembre.

Nous publierons prochainement sur notre site :
- Les résultats de l'enquête de démographie ostéopathique.
- Une étude chiffrée sur la fraude aux soins ostéopathiques facturés en lieu et place d'actes nomenclaturés (fraude portant sur 10 millions d'euros selon la première estimation)
- Les résultats des audits sur les assurances fallacieuses avec cas concrets résolus par la Chambre.
- Notre journal en pdf.

Contact : Guy Roulier cnosteo@cnosteo.com

Courriels reçus par la Chambre

Un pionnier, Robert Peronneaud-Ferré, en accord total avec la position de la Chambre "Chers amis, c' est depuis le Brésil que je me permets de vous dire mon accord total pour votre comportement. J'ai écrit à X. pour lui dire mon sentiment : accepter, signer et reprendre immédiatement la lutte pour obtenir, dans le temps, licence, maîtrise, doctorat. Sincères sentiments amicaux. Robert."

Arnaud Pisant "DO depuis juillet 2005, diplômé du Québec (ÉPOQ), je suis également membre de la CNO, Je suis titulaire de 2 diplômes d'état : manipulateur en électroradiologie médicale (Rennes, 1996) et masseur-kinésithérapeute (St Denis, 1999). Mon adresse professionnelle est à Montréal, Qc Canada. Bravo pour votre représentation et votre défense de l'ostéopathie, envers et contre tous (et pourtant POUR eux tous). Ceux-là qui, par enfantillage, se chamaillent un titre, comme de vulgaires chiffonniers, ne savent pas qu'ils risquent par là-même de le perdre. La nature humaine et les émotions.... peuvent se montrer affligeantes. Je suis fier d'être membre de la CNO. Merci, pour nous tous UNIS (peut-être un jour !?)"

P.A. D.O. "Félicitations à la Chambre et par là même à ses représentants d'avoir su trouver une position consensuelle et juste, à mon humble avis. En tant qu' osteopathe DO et kinésithérapeute DE je m' y retrouve; j' espère que les ans prérequis voudront bien y voir leur accession future mais nécessaire aux professionnels de santé dûment estampillés. Encore tous mes encouragements pour votre action ".

F.R. D.O. sans pré-requis :"Je ne comprends pas la position suicidaire des associations qui refusent le projet de décret qui me paraît pourtant excellent car il officialise enfin la reconnaissance des ostéopathes. J'ai quitté il y a deux ans mon association car j'ai senti qu'elle ne défendait plus la profession mais des intérêts financiers d'écoles privées. Il devient évident que c'est la Chambre qui incarne désormais la diversité et l'union des ostéopathes puisqu'elle défend à la fois les ostéos avec et sans pré-requis, et rigoureusement formés".

A.G. D.O. : "Il est évident que certains syndicats "exclusifs"ne défendent pas les intérêts de l'ostéopathie mais des intérêts occultes. Les ostéopathes de base n'ont pas encore pris conscience qu'ils sont manipulés (et certains syndicats n'ont pas non plus pris conscience qu'ils sont manipulés par quelques directeurs d'écoles).…Ce sont les ostéopathes exclusifs qui refusent le débat, pas le gouvernement. Refuser des compromis, c'est refuser de dialoguer...".

L.C. D.O. "Juste un mot pour vous soutenir dans votre approbation du projet de décret qui me semble en effet un bon compromis, puisque dans toute négociation il faut bien accepter de "lâcher du lest"... Bien confraternellement..."