bandeau INTERVIEW
 |  accueil  |  historique et principes  |  présentation  |  ostéopathie  |  usagers  |  partenaires et liens  |  actualités  | 
Données socio-économiques
Interview de Guy Roulier Secrétaire général de la Chambre Nationale des Ostéopathes
retour coin des ostéopathes
P-Y. M. : L'intérêt de l'ostéopathie est avant tout son efficacité là où les autres méthodes sont peu ou non opérantes. Guy Roulier, vous avez entrepris des études socio-économiques sur votre discipline. Comment vous est venue cette idée ?

Guy Roulier : J'ai commencé mes études d'ostéopathie en Angleterre dès 1970 puis en France jusqu'en 1983. Tout a vraiment commencé en 1984 aux Entretiens de Bobigny où le doyen Pierre Cornillot avait posé les préalables nécessaires à la reconnaissance des médecines qualifiées à l'époque d'alternatives ou parallèles : preuves d'efficacité, preuves d'innocuité, reproductibilité des techniques. Je décidais alors de faire un mémoire de fin d'études sur le coût comparé de l'ostéopathie et des soins classiques. Les résultats furent probants et signalés dans le rapport ministériel sur les médecines différentes. Puis Régis Godefroy me demanda de réaliser une enquête socio-économique à grande échelle avec l'A.F.D.O. et la F.O.F.. Les résultats confirmèrent la première étude et constituent une partie importante du "Livre blanc de l'ostéopathie" réalisé avec Michel Fischer. Ces divers travaux nous ont servi tant au niveau du Parlement européen (Résolution du 29 mai 1997) qu'en France dans nos diverses démarches ministérielles.

P-Y.M. : Et la T.V.A. ? Vous avez toujours refusé de la payer évoquant l'exonération légale de cette taxe pour les soins à la personne dispensés par un praticien réglementé. Où en êtes-vous ?

G.R. : Tout n'est pas encore fini, mais j'espère que la réglementation de la profession va régler ce litige discriminatoire une fois pour toute. Pratiquement tout le monde a obtenu gain de cause, à l'exception de quelques cas discriminatoires dont je fais partie. Le principe de la directive européenne de 1977 était de dispenser de T.V.A. tous les soins à la personne.

P.-Y.M. : La loi Droits des malades a changé beaucoup de choses pour vous. L'article 75 officialise le titre d'ostéopathe mais vous oblige aussi à avoir une assurance responsabilité civile médicale garantissant les malades en cas d'accident. J'ai entendu dire que beaucoup de contrats étaient non conformes. Pouvez-vous nous éclairer sur ce sujet d'une importance capitale pour les usagers ?

G.R. : Effectivement il s'agit d'un problème préoccupant car les professionnels sont très mal informés sur le sujet pour ne pas dire désinformés. Cette assurance RCP médicale est obligatoire pour toutes les professions de santé y compris les ostéopathes depuis le 23 mars 2003 et le décret d'application fixe un plafond qui ne peut être inférieur à 3.000.000 d'euros par sinistre et 10.000.000 d'euros par année. Nous avons beaucoup travaillé sur ce problème depuis 1 an et, entouré des conseils d'un avocat spécialisé et d'un gestionnaire de patrimoine indépendant, nous avons participé à la mise au point d'un contrat groupe global spécifique pour les ostéopathes selon nos exigences. Ce "pack-ostéopathes" comprend l'assurance RCP médicale selon les critères légaux, la protection juridique, la prévoyance et la retraite. Je suis particulièrement fier de ce contrat bien négocié qui garantit aussi bien le praticien que l'usager et bénéficie de la fiabilité d'une grande compagnie d'assurance européenne. Je remercie nos conseils qui nous ont guidé tout au long de ce laborieux processus.