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INTERVIEW |
| L'apport universitaire Interview de François Thimjo |
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P.-Y.M. : François Thimjo, vous êtes Professeur agrégé d'éducation physique et sportive et ostéopathe. Votre parcours original est intéressant pour l'ostéopathie. Concrètement que pouvez-vous lui apporter ? Quels sont vos projets ?
F.T. : J'ai effectivement formé plusieurs générations de professeurs d'E.P.S. dans l'enseignement supérieur. J'ai découvert l'ostéopathie en 1980 suite à un accident de rugby. Ce fut la révélation. Actuellement, j'enseigne la biomécanique aux professeurs d'E.P.S., cadres sportifs, etc. Parallèlement, je forme et enseigne en formation continue et alternée dans un institut canadien d'ostéopathie. A la suite de la loi du 4 mars 2002, j'ai créé la Société d'Ostéopathie du Sport (S.O.S.) qui regroupe des ostéos indépendants, des médecins ostéopathes ou spécialistes, des kinés désirant devenir ostéos, des podologues du sport, des cadres sportifs, des enseignants universitaires en sport-santé-médecine, avec un double objectif : - Promouvoir et développer l'ostéopathie en faveur des pratiquants et des structures sportives, - Développer l'enseignement et la recherche en ostéopathie en France et dans le milieu universitaire. La S.O.S. devient membre de la C.N.O. en mars 2003. Mon positionnement m'amène à œuvrer pour la mise en place de formations universitaires; je souhaite me mettre entièrement au service de la "profession d'ostéopathe" pour tirer un enseignement universitaire jusqu'à un doctorat de recherche. Allier mon métier, enseignant du supérieur, et ma passion, l'ostéopathie, pour accélérer la mise en place d'un Master-Doctorat en ostéopathie à l'université française est mon projet, avec un axe de développement : harmoniser et rendre cohérent l'enseignement et la recherche en ostéopathie en France, préparer l'avenir pour qu'il y ait une ostéopathie française au plus haut niveau avec des contenus communs, un socle solide et validé dans toutes les universités concernées. Autant les disciplines fondamentales et médicales peuvent être enseignées par des professeurs de faculté déjà en place (médecine, staps, anat physio, bio, etc.), autant les enseignements spécifiques en ostéopathie (philosophie, histoire, théorie et pratique, sémiologie, etc...), doivent se faire par des professionnels et, en accord avec la Chambre, la profession. C'est mon credo, mon travail actuel et je compte me porter garant de ce point. P-Y.M : Quel message voulez-vous transmettre à vos confrères pour les motiver à rejoindre les rangs de la Chambre Nationale des Ostéopathes ? F.T. : Nous avons un édifice commun à construire, c'est une aventure humaine exaltante, pionnière dans la suite de tous ceux qui depuis plus de 30 ans, ont travaillé au service de l'ostéopathie en France. Il ne doit pas y avoir de place pour les querelles de chapelles, les polémiques, les ambitions personnelles. L'enthousiasme est un meilleur moteur de l'action que l'ambition ! Chacun de nous doit avoir sa place, pour apporter sa pierre à l'édifice et pour le bien de tous. |
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