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CAS ANTHONY |
| Témoignages : le cas d' Anthony M. 11 ans |
| Cette rubrique n'est pas destinée à monter en épingle quelques cas particulièrement favorables où l'ostéopathe a eu un rôle déterminant dans la guérison de cas difficiles. Elle est destinée à montrer l'étendu des possibilités de cette discipline manuelle qui, pratiquée par des mains compétentes peut se révéler d'une efficacité et d'une efficience (efficacité associée à un coût réduit) remarquables. Il ne faudrait pas en conclure qu'il s'agit là d'une panacée. L'ostéopathe ne peut en effet traiter que les cas réversibles, non chirurgicaux, non génétiques, et ceci quel que soit l'âge.Tout traitement ostéopathique doit commencer par un bilan soigneux et méthodique, reposant sur l'histoire du patients, ses antécédents (opérations, accidents, maladies, traitements...), et c'est seulement en possession de ces éléments que le praticien pourra procéder à l'examen du dossier (examens complémentaires de laboratoire, radios et autres examens), puis à l'examen ostéopathique proprement dit. Voir Charte de Qualité.
Accidents et ostéopathie. Dans le "livre blanc de l'ostéopathie" qui a été fourni au ministère de la santé, figurait le cas exemplaire d'Anthony. Je vous le livre tel quel. G.R. Cas 1. Ce que les ostéopathes peuvent faire économiser à la sécurité sociale. Le cas cité ci-après est particulièrement démonstratif de l'intérêt majeur d'une ostéopathie véritable reposant sur une conception globale de la santé et recherche approfondie des causes notamment mécaniques des problèmes rencontrés. L'Ostéopathie avec un "O" est fort différente des simples techniques dites "ostéopathiques" utilisées par nombre de praticiens insuffisamment formés qui utilisent ce vocable par clientèlisme plus que pour revendiquer l'utilisation d'un système de soin différent. Ce cas met en exergue le caractère urgent d'une réglementation française donnant un statut à la profession d'ostéopathe, statut correspondant aux législations et usages adoptés par la majorité des pays de l'Union européenne afin de garantir les libertés fondamentales en matière de liberté et de santé. Le cas d' Anthony M. 11 ans "Un an de calvaire". Témoignage rédigé par la mère d'Anthony, authenticité certifiée par dépôt auprès d'un auxiliaire de justice assermenté. "Le 6 mars 1995, Anthony jouait sur un jeu en bois mouillé par la pluie. Soudainement il glisse et chute lourdement d'une hauteur de 1,50 m. Les autres enfants se rendent compte qu'il ne peut se relever et vont chercher l'instituteur. Ce dernier relève Anthony qui étouffe et se plaint du bras et du dos. Aussitôt emmené à l'hôpital, des radios du bras et du bas de dos ne révèlent rien. Seules des contusions sont signalées et Anthony est renvoyé chez lui sans conseils ni traitement. L'après-midi, Anthony souffre de vomissements qui persistent le soir et la nuit. Le lendemain son état n'évoluant pas, Anthony est conduit chez le médecin généraliste. Après quelques séances de kinésithérapie sans résultat, le généraliste prescrit de nouveaux examens. En plus de douleurs dorsales, Anthony souffre toujours de nausées et vomissements lors des changements de position et de raideurs cervicales. Il est décidé de lui faire porte un collier cervical pendant trois semaines, pensant pour la première fois depuis sa chute, au fait que sa tête avait porté à terre et entraîné un traumatisme crânien et cervical. Nouvelles séances en piscine chez le kinésithérapeute. Ce dernier est surpris et inquiet de la persistance des contractures au niveau des épaules et du haut du dos, accompagnées de troubles de l'équilibre, de sensation de froid permanent aux membres supérieurs et inférieurs. La période des vacances arrive. Anthony souffre toujours plus ou moins suivant les activités (limitées) qu'il pratique. Septembre. Les quinze premiers jours d'école Anthony se plaint de douleurs plus fortes, surtout lorsqu'il écrit, il a du mal à redresser la tête, son cou le fait souffrir. Retour chez le médecin traitant qui constate d'importantes contractures au niveau du cou. Nouvelles séances chez le kinésithérapeute, sans amélioration. Découragés par l'état d'Anthony, nous décidons de prendre rendez-vous chez un premier ostéopathe. Après deux séances, Anthony semble aller mieux. Courant novembre, un soir, Anthony se plaint de douleurs dans le bas de la colonne vertébrale. On se dit: "il est fatigué". Les jours passent, la douleur augmente et arrive, milieu décembre, à l'empêcher de s'asseoir. Les douleurs augmentent à tel point qu'il en perd le sommeil. L'ostéopathe consulté à nouveau n'arrive pas à trouver l'origine de ses douleurs. Il nous conseille de revoir le médecin qui lui fait passer des examens plus approfondis. Scanner et scintigraphie ne révèlent aucune lésion osseuse ni aucune autre explication médicale. Les douleurs deviennent invalidantes avec fièvre à l'effort, épuisement physique. On nous adresse au C.H.U. de N. où personne n' écoute nos explications. Anthony est hospitalisé en nous disant qu'il n'a pas de vrai problème physique mais psychologique avec un dérèglement du système de la douleur. On lui donne des antalgiques en quantités plus importantes. Le médecin de la douleur nous dit qu'Anthony fait une dépression, qu'il est malheureux et que cela explique ses douleurs. Premier traitement d'antidépresseurs sur 5 jours. De nouveau rencontre avec le même médecin qui nous informe que le traitement oral n'est pas satisfaisant voire sans effet et décide de lui installer une perfusion permanente portable avec des antidépresseurs. Il nous assure qu'Anthony peut rentrer à la maison, persuadé que deux jours après il ne souffrirait pratiquement plus et dormirait énormément le jours suivants. Nous rentrons pleins d'espoir avec un rendez-vous pour la semaine suivante. Il garde cette perfusion jusqu'au dimanche. Malheureusement, non seulement les douleurs ne diminuent pas, le sommeil ne revient pas, mais en plus, la veine perfusée éclate et Anthony fait une lymphangite (ganglions sous le bras, inflammation du bras, fièvre). Il est obligatoire de le mettre sous antibiotiques. Lors du rendez-vous du mardi suivant, surprise du médecin de la douleur qui était persuadé que tout serait rentré dans l'ordre. Il décide de réhospitaliser Anthony pour huit jours dans un centre de rééducation fonctionnelle à X. afin qu'il se repose et que se produise "un déblocage", selon son expression. Lundi 18 mars, retour à l'hôpital où Anthony subit une anesthésie générale afin de lui réinstaller une perfusion avec un tuyau en plastique plus résistant. Retour au centre de rééducation. Le premier infuseur vide, on lui en remet un second qui est censé être le dernier. Malheureusement l'échelle de la douleur ne baisse pas. Pas question de sortie, on continue les antidépresseurs. Il a eu 6 perfuseurs au total. Je demande si après les douleurs Anthony aurait de la rééducation. On me répond que non ! Dans les cas de douleurs, lorsque tout est redevenu calme, on ne touche plus. Anthony est plâtré pour une dizaine de jours car il souffre toujours. Un fois plâtré, l'espoir renaît. Il semble aller mieux. On finit par lui enlever sa perfusion mais hélas, pour la remplacer par un traitement oral (3 cachets par jour). On nous dit qu'ensuite il devra porter un corset afin d'immobiliser son dos. Il fait de la rééducation. Lors des week-ends à la maison, Anthony ne peut faire d'effort ni monter les escaliers sans aide. Après deux mois de rééducation Anthony est autorisé à sortir avec un corset muni de baleines de fer. Il doit porter le corset plusieurs mois et revenir régulièrement au centre. Le médecin du centre nous explique qu'Anthony a un problème de charnières vertébrales et que certains mouvements entraînent une douleur irradiant aux membres. Incidemment nous obtenons l'adresse d'un ostéopathe habitant dans le département voisin qui effectue des bilans approfondis. La première rencontre consiste en une analyse des circonstances de la chute, une étude des radios et le bilan ostéopathique. Pour la première fois depuis un an et demi on nous a écouté. Les conclusions de l'ostéopathe sont claires et logiques : Anthony a subi un "coup du lapin" et les vertèbres cervicales ont été bloquées par le choc. L'ostéopathe fait un premier traitement et donne des exercices spéciaux à effectuer à la maison. Il nous avertit que la guérison ne se fera pas du jour au lendemain et qu'il se donnait un an avant d'être sûr qu'Anthony soit tiré d'affaire. Quelques heures après cette première séance Anthony a senti de la chaleur dans ses jambes, ses pieds sont redevenus chauds. Deux jours après cette séance et après six mois de calvaire, Anthony montait seul les escaliers. Depuis, son état ne fait que s'améliorer, il reprend goût à la vie. Il vit, joue, c'est tellement bien pour la famille. Pourquoi l'avoir laissé souffrir ? Quand la médecine reconnaîtra-t-elle que les ostéopathes peuvent réparer les suites des traumatismes ? A quand le remboursement d'actes vraiment nécessaires et efficaces comme l'ostéopathie ? BILAN CHIFFRE D'UN AN DE CALVAIRE (années 1995-1996).
CES CHIFFRES NE TIENNENT PAS COMPTE DES FRAIS D'EXAMENS RADIOLOGIQUES UTILES NI DES FRAIS DE DÉPLACEMENT MAIS UNIQUEMENT DES FRAIS ET DÉPENSES QUI AURAIENT PU ÊTRE ÉVITÉES PAR UN TRAITEMENT OSTÉOPATHIQUE PRÉCOCE." COUT DU TRAITEMENT OSTÉOPATHIQUE POUR UN RÉSULTAT PROBANT: 3 SÉANCES comprenant
Il a été convenu entre l'ostéopathe et le médecin traitant qu'un suivi de l'enfant est nécessaire sur une période de 1 an à raison d'une séance par mois, puis un suivi semestriel jusqu'à la fin de la croissance. Un traitement gymnique spécifique post-ostéopathique a été institué par l'ostéopathe, selon un programme simple à effectuer journellement afin de rétablir un schéma vertébral correct et les automatismes posturaux au niveau des capteurs des voûtes plantaires, des muscles paravertébraux et notamment sous-occipitaux. Le port de semelles proprioceptives a été conseillé. Ce traitement évitera les déformations éventuelles adaptatives telles que scoliose, perte de la courbure cervicale, épiphysite vertébrale... COMMENTAIRES : 1) Les soins ostéopathiques pratiqués dès le diagnostic d'exclusion effectué (après radios, scanner et examens de laboratoire) auraient permis de faire l'économie : - de la souffrance de l'enfant et de la famille (préjudice non chiffré) - d'un an de soins inefficaces soit une économie de 85.000 Frs pour la sécurité sociale (en 1995-1996). 2) L'ostéopathie telle qu'elle a été pratiquée par le thérapeute ostéopathe D.O. (ancien D.E. M.-K.) consulté en juin 1996, tant au niveau du bilan que du traitement, n'a aucun rapport, même lointain, avec les diagnostics et thérapeutiques dont le jeune Anthony a pu bénéficier de la part des spécialistes médecins qui tentent de revendiquer l'exclusivité de cette méthode sans la pratiquer réellement. 3) Les examens complémentaires tels que radio et scanner, auraient dû être effectués dans les jours suivant le traumatisme afin d'éliminer une complication telle que fracture de l'odontoïde, lésion vasculaire ... 4) Il ressort de ce cas que l'intérêt général nécessitait la reconnaissance des praticiens ostéopathes compétents selon les critères retenus par les normes européennes en matière d'études et de déontologie, ce qui est aujourd'hui chose faite. Ces praticiens utilisent des techniques efficaces et sans risques permettant de réussir rapidement et durablement pour un coût réduit (efficience). 5) La différence fondamentale qui apparaît entre les approches allopathique et ostéopathique de ce cas réside dans la recherche de lésions ostéo-articulaires discrètes (micro-lésions) que permet l'approche ostéopathique fine et que ne pratiquent pas les simples manipulateurs, même s'ils pratiquent par ailleurs des techniques qu'ils qualifient d'ostéopathiques. C'est la découverte de ces lésions indécelables par les moyens classiques qui font la richesse et l'efficacité de l'ostéopathie véritable, telle qu'elle est enseignée dans les écoles d'ostéopathie de haut niveau. Cas ayant fait l'objet d'articles dans Vous et votre santé, Maxi... Aujourd'hui Anthony a 19 ans et réussit brillamment ses études. G.R. A suivre... |